Do not dwell in the past, do not dream of the future, concentrate the mind on the present moment.
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... Rendez vous sur Life is a Freeroll
Le site ouvre ses portes le 1er janvier donc pour ceux qui auront découvert cet article un peu tôt, ils risquent de ne pas y avoir accés mais ça ne sera qu'une question d'heures normalement !
Cette plateforme couvrira différents sujets. Je ne bloguerai probablement quasiement que dans la section "Would Buddha be a Nosebleed ?" mais vous invites à aller lire ce qui se passe ailleurs bien entendu.
A bientôt et n'hésitez pas à donner votre avis (si possible sur la nouvelle plateforme puisque je ne passerai pas régulièrement sur overblog).
... transférer tout ça sur un autre support !
En effet, je planifie de "bloguer" ailleurs, sur un site web réunissant certains blogueurs français. Le projet est bien avancé donc on va tester cette formule début 2011 et voir comment ça
évolue.
Je ferai un bilan pour novembre (très peu joué et plutôt mal joué) d'ici peu cela dit.
A bientôt donc.
« La colère n’est jamais sans raison, mais c’est rarement la bonne raison »
Benjamin Franklin
« Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus. »
Aristote
Selon le psychologue Dolf Zillmann, la colère trouvant son origine dans la préparation au combat (voir l’article « A quoi servent nos émotions ? »), il n’est pas surprenant que l’élément déclencheur se trouve
dans le fait de se sentir menacé. Cette menace n’est pas forcément une menace physique directe mais est, le plus souvent « une menace symbolique pesant sur son amour-propre ou sa dignité : le
fait d’être traité injustement ou avec brutalité, d’être insulté ou humilié, d’être contrecarré lorsqu’on poursuit un but important. »
Mais Zillmann a aussi constaté que quand l’individu est déjà énervé et qu’un événement apporte un débordement émotionnel, la colère (ou l’angoisse) qui s’en suit est particulièrement intense. Ce
processus peut être décris comme « une suite de provocations, chacune déclenchant une réaction d’excitation qui s’amortit lentement. »
Chaque poussée de colère se nourrit donc de la précédente ou de ce qu'il en reste. On retrouve souvent la métaphore du lac dans les écris Bouddhistes avec cette comparaison entre celui-ci et
notre « pensée », nos émotions. On retrouve donc parfaitement cela quand Zillmann décris cet engrenage dans lequel chaque vague de colère chevauche l’écume de la précédente pour la renforcer
encore. « La colère se nourrit de la colère ».
Certains pensent que la colère est incontrôlable et même qu’il ne vaudrait mieux pas songer à la maitriser. Laisser libre cours à celle-ci permettrait de s’en débarrasser et serait en quelque
sorte salutaire. Les recherches conduites par Dolf Zillmann (« Mental Control of Angry Aggression ») montrent pourtant bien le contraire. Reste à savoir quelles méthodes utiliser pour cela ce qui
fera l’objet du prochain article.
Cet article servira d'introduction aux prochains articles que m'inspirent la lecture du livre de Daniel Goleman, L'intelligence
émotionnelle. Je recommande au passage ce livre à tous ceux qui aimeraient aller plus loin dans ce domaine, hors du compartiment restreint de nos vies qu'est le poker.
Avant de se demander comment gérer sa frustration, sa colère, sa déception etc. il semble assez logique de se demander, scientifiquement parlant, à quoi ces émotions servent et quelles réactions
physiques elles engendrent. *
Des sentiments les plus néfastes au poker, la colère semble prendre le pas sur le reste. A l'inverse, la sérénité semble être le sentiment le plus profitable mais, étant difficile à caractériser,
nous ferons l'analogie avec "le bonheur".
Selon Daniel Goleman, la colère fait affluer le sang vers les mains, ce qui permet à l'individu de s'emparer plus prestement d'une arme ou de frapper un ennemi, et un
sécrétions massive d'hormones comme l'adrénaline libère l'énergie nécessaire à une action vigoureuse.
On comprend alors vite pourquoi, les élans de colères sont souvent accompagnés de gestes brusques comme taper sur son bureau, son clavier ou claquer sa souris sur la table. Cette émotion viens
simplement stimuler le corps pour le rendre plus rapide et prompt à s'emparer d'une arme et à frapper l'ennemi. L'analogie est rapidement faite. Serions-nous encore des hommes des cavernes
simplement dotés d'une souris et d'un clavier plutôt que d'un gourdin et d'une pierre ?
De plus, on peut rapidement se rendre compte qu'une "action vigoureuse" ne convient pas vraiment à la meilleure façon d'appréhender une décision au poker. C'est aussi la raison pour laquelle les
"tilts" mènent à un jeu beaucoup plus loose et agressif, souvent irréfléchis. Sur un champ de bataille, nul doute que ça puisse être utile, devant son écran, il semble interessant de chercher à
dompter nos instincts primitifs.
Toujours selon l'auteur, le bonheur se caractérise par une augmentation de l'activité du centre cérébral qui inhibe les sentiments négatifs et favorise un
accroissement de l'énergie disponible et un ralentissement de l'activité des centres générateurs d'inquiétude. Cependant, il ne se produit pas de modification physiologique particulière,
si ce n'est un apaisement, grâce auquel le corps se remet plus rapidement des effets biologiques induits par les contrariétés. Cet état procure à l'organisme repos
général; l'individu accomplit avec enthousiasme toutes les taches présentent à lui; il se donne des buts variés.
Là encore, il n'est pas difficile de comprendre qu'être dans un bon état d'esprit au poker permet d'augmenter ses chances de jouer son A-game tout en faisant face plus facilement aux
contrariétés.
L'auteur ajoute que plus un sentiment est intense, plus l'esprit émotionnel domine et plus le rationnel perd de son efficacité. Le but est tout simplement de nous faire agir de façon plus rapide
(et moins réfléchis) dans des situations périlleuses. Il va de soit que cela pouvait se révéler très utile pour nos ancêtres pour réagir face au danger avec assez de promptitudes mais il me
semble plus opportun, au poker, de simplement utiliser son bouton "timer", respirer un bon coup et réfléchir, pas vous ?
Je suis entrain de lire un livre très intéressant intitulé "L'intelligence émotionnelle" dont l'auteur est Daniel Goleman, docteur en psychologie. Il y a matière à faire une tonne de parallèle
avec le poker et donner lieu à plusieurs articles potentiellement très intéressants quand j'en trouverai la motivation. Bref, je n'y manquerai pas et ait déjà coucher sur papier (ou document
texte plutôt, ©geek) quelques idées.
Pour autant, aujourd'hui, j'ai lu quelque chose qui me semblait pouvoir faire une parenthèse plutôt sympa donc je vais tout simplement reprendre le passage du livre en question:
Des études effectuées sur des athlètes olympiques, de grands musiciens et des joueurs d'échecs de haut niveau montrent que leur point commun est leur aptitude à se motiver eux mêmes pour
s'astreindre à un entrainement rigoureux. Avec l'augmentation régulière du niveau des compétitions, l'entrainement doit commencer de plus en plus tôt. Aux jeux olympiques de 1992, les membres de
l'équipe chinoise de plongeon avaient, à douze ans, consacré autant de temps à la pratique de leur sport que ceux de l'équipe américaine qui avaient tous plus de vingt ans; les plongeurs chinois
avaient commencé à s'entrainer à quatre ans. De même, les meilleurs violonistes du XXe siècle ont commencé à jouer de leur instrument vers l'âge de cinq ans, les champions internationaux d'échecs
à sept ans en moyenne, alors que les joueurs de classe nationale n'ont commencé que vers dix ans. La précocité procure un avantage qui se conserve la vie durant.
Ce qui semble distinguer les membres du peloton de tête de ceux qui possèdent des disposition en gros équivalentes, c'est leur capacité à persévérer pendant des années et ce depuis
leur plus jeune âge dans une pratique systématique et difficile. Et cette ténacité repose avant tout sur certains traits psychologiques: l'enthousiasme et la persévérance face aux
déconvenues.
En matière de réussite, les personnes fortement motivées, quelles que puissent être leurs autres qualités innées, bénéficient d'une longueur d'avance. [...] Et dans la mesure ou nous
sommes motivés par l'enthousiasme et le plaisir que nous procure ce que nous faisons, les émotions nous mènent à la réussite.
L'intelligence émotionnelle, Daniel Goleman
Que retenir de tout cela ?
- Initiez vos enfants au poker dés le plus jeune âge si vous souhaitez qu'ils financent votre retraite.
- Il faut cultiver sa passion et son intérêt pour tout domaine dans lequel on veux progresser ou réussir.
Je me suis rendu compte que j'avais, dans mon cas, perdu cette passion initiale, cette envie d'aller lancer "HERanger", "PokerStove" ou autre logiciel pour lancer quelques calculs. Perdu l'envie
de participer à des forums, de parler poker avec mes connaissances, de regarder des vidéos, de revoir mes sessions et même perdu plaisir à jouer. Mais j'ai découvert le PLO et repris goût à tout
cela... avec une motivation retrouvée.
Mon but n'est pas de vous inciter à faire cette transition (si ça vous intéresse, je peux m'essayer à un article sur les avantages et les inconvénients que j'y vois) mais bien de pointer du doigt
un élément primordial de la progression (au poker comme ailleurs): le plaisir... la motivation étant sa conséquence.
J'ai eut l'occasion de parler récemment de poker avec un joueur que j'ai rencontré et me suis rendu compte qu'il était réellement passionné, avide de jouer, de progresser etc. On pouvait
ressentir de le degré de plaisir et d'interêt qu'il avait pour ce jeu, rien qu'à l'écouter. Lire ce passage du livre dans la foulée m'a aidé à prendre conscience de ce qui me manquait il y a
encore 8-10 mois quand j'avais le sentiment de ne plus progresser au NLHE. J'avais simplement perdu plaisir à jouer et progresser. Or, les joueurs de poker ont beau, bien souvent, être fainéants
dans bien des domaines, ils sont aussi très souvent obsessifs ou du moins passionnés et capable de passer beaucoup de temps, sans même s'en rendre compte, dans un domaine qui les intéresse. Et
pour vous, poker rime-t-il encore avec plaisir ?
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